EXPOSITION - « Navire amiral », Stéphane Lavoué
vendredi 12 juin au dimanche 20 septembre 2026
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© Stéphane Lavoué Second maître Sundy, chargée du bureau matériel, barreur confirmé et brancardière, FREMM Bretagne, mai 2025
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© Stéphane Lavoué Kevin, technicien-régisseur. Comédie-Française. 2025
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© Stéphane Lavoué/ Alternance à la Salle Richelieu : changement de décors des Fourberies de Scapin vers Cyrano de Bergerac, Comédie-Française, mars 2024
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© Stéphane Lavoué / Hangar hélicoptère de la frégate multi-missions FREMM Bretagne, mai 2025
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© Stéphane Lavoué / Élèves-officiers se préparant pour la présentation aux drapeaux, École navale, Lanvéoc, novembre 2022
« Comme si depuis la mer jusqu’à la Seine – le fleuve, cette fois-ci – les théâtres étaient des bateaux remontés trop loin et amarrés dans les villes, j’acquis néanmoins la certitude que l’art théâtral est une navigation. Immobile au milieu de la ville. » François Regnault (Le théâtre et la mer)
A l’occasion des 400 ans de la Marine nationale et du bicentenaire de la photographie les Ateliers des Capucins à Brest en partenariat avec la Comédie-Française, la Marine nationale et Fovearts
Les théâtres sont comme des navires.
À une époque où les marins, afin d’éviter les périls, ne naviguaient plus l’hiver, ils étaient embauchés à la « machinerie » des théâtres. Familiers des bouts, fils, taquets, élingues ou cabestans mais encore terrifiés par la « bête aux grandes oreilles », ces gabiers débarqués des vaisseaux de ligne ou des frégates sont à̀ l’origine de nombreuses traditions, superstitions et organisations du travail encore très vivaces sur le plateau, dans les cintres et les coulisses de la Comédie-Française. Si les marins ont quitté́ depuis longtemps le théâtre de Molière, leurs pratiques et rituels de gens de mer sont restés. Stéphane Lavoué, après avoir navigué dix années à bord du navire amiral du théâtre public français, a embarqué sur plusieurs bâtiments de guerre emblématiques de la Royale afin d’y retrouver ces vieilles traditions d’équipage et voir de quelle manière, aujourd’hui encore, elles pouvaient contribuer à théâtraliser le quotidien de ces marins militaires. Navire amiral, qui entrelace ces deux corpus photographiques réalisés au sein de la Comédie-Française et de la Marine nationale, échappe volontairement à ses origines documentaires pour faire émerger un troisième univers, chimérique.
Cette exposition immersive invite à se diluer dans la mer jolie, à prendre le vent du large en plein visage sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle (PACDG), à descendre dans la promiscuité du carré du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Téméraire pour y lire les précieux familigrammes hebdomadaires, à voir s’ouvrir un théâtre maritime depuis l’intérieur du hangar de la frégate multimissions (FREMM) Bretagne lors des manœuvres de rangement de l’hélicoptère, à vous tenir dans la concentration des coulisses de la Comédie-Française, à fouler le grand plateau au cœur d’une représentation du Soulier de Satin mise en scène par Éric Ruf.
A travers ce voyage singulier Stéphane Lavoué fait surgir des visages derrières les fonctions, les grades, les rôles et rend hommage à ces femmes et ces hommes des ponts et des plateaux, de l’ombre et de la lumière qui ont en commun la passion de leur métier, le domptage des éléments et des sentiments, l’intelligence collective, la poésie d’un savoir-faire et un engagement sans faille dans leur profession, Fluctuat nec mergitur.
Emmanuelle Hascoët
Pour aller plus loin :
https://www.fovearts.com/Stephane-Lavoue.html





